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mardi 19 mars 2013

un film choral, une comédie et Almodovar


Les Amants passagers (Los amantes pasajeros)
Pedro Almodovar
Sortie cinéma : 27 mars

Pedro Almodovar, dont la renommée n’est plus à faire, a décidé de se faire plaisir, et la question que l’on se pose est : est-ce que c’est pour le nôtre ? En effet, le réalisateur est plus habitué aux histoires de famille qui tournent mal ou dont le passé peu glorieux ressurgit. De l’enfant qui meurt, à l’enfant né d’une relation incestueuse, en passant par la prostitution, la drogue, la sexualité débauchée, ses films sont de ceux qui ne passent généralement pas inaperçus dans notre mémoire.

Quand je dis que Pedro Almodovar s’est fait plaisir, c’est parce qu’il a réalisé ici une comédie chorale qui, comme ce mot l’indique, n’a pas d’acteurs principaux et dans lequel il y a rassemblé de nombreux acteurs espagnols que vous aurez peut- être déjà eu l’occasion de croiser dans un de ses précédents films (c’est par exemple le cas pour Javier Camara, Penelope Cruz, Lola Duenas, Cecilia Roth) ou dans d’autres films de la même nationalité (La Ballada Trista, Un jour de Chance, Extraterrestre, Yo tambien). De plus, Pedro Almodovar a décidé de ne présenter ce film dans aucun festival, le réservant donc à son public.

L’histoire est simple. À la suite d’une erreur technique commise par des agents de piste d’un aéroport, un des trains d’atterrissage est bloqué, et les passagers du vol 2549 à destination de Mexico, se voient tourner en rond au-dessus de Tolède en attendant que les équipes au sol trouvent et préparent une piste pour un atterrissage d’urgence.

Constatant qu’il n’y a ni film ni musique, et que l’haleine des stewards sent quelque peu l’alcool, les passagers de la classe «Affaires» commencent à se poser des questions et très vite, ils commencent tous à envisager leur mort imminente. L’alcool aidant, les passagers de la classe «Affaires», les pilotes et les stewards vont en venir chacun leur tour à révéler ou trahir le secret qui les rongeait jusque-là, et vont tenter de réparer leurs erreurs du haut de leur cinq mille mètres d’altitude. Un don juan qui tente de join- dre sa dernière compagne, une célébrité convaincue que c’est un attentat contre elle, des pilotes et stewards qui ne sont pas uniquement collègues de travail, une vierge aux prémonitions morbides, les personnages sont clairement ceux qu’a l’habitude de mettre en scène Pedro Almodovar avec ceci de plus qu’ils n’ont pas à être autant plausibles que dans ses films précédents. Ou, comme le dit le réalisateur himself : « le film n’est pas une comédie réaliste, ni surréaliste, ni néoréaliste, c’est une comédie irréaliste et métaphorique ».

Des précédents « Almodovar », Les Amants passagers a la thématique en commun : l’amour et la mort. Mais la mort ne prend pas par surprise dans ce film-ci, elle n’est pas non plus la raison d’un deuil à faire, elle est envisagée depuis le début, et seul votre déplacement dans les salles obscures vous dira si elle a belle et bien lieu.
Les scènes hautes en couleurs et les situations burlesques, comme celle des stewards exécutant une chorégraphie sur I’m so exited des Pointer Sisters afin de détendre l’atmosphère, sont soutenues par des acteurs ayant le rythme de la comédie dans la peau. Ma préférence va pour Guillermo Toledo qui interprète le bourreau des cœurs Ricardo Galan que j’ai, à ma grande et agréable surprise, retrouvé ici et que j’avais déjà eu l’occa- sion d’adorer plusieurs fois dans Le Crime Farpait de Alex De La Iglesia dans lequel il interprète un rôle similaire.

En résumé, le film est drôle, au rythme plutôt soutenu, aux musiques entrai- nantes, aux mœurs légères, abordant la bisexualité, l’homosexualité et le sexe sous d’autres facettes, comme Pedro Almodovar en a l’habitude.

mercredi 30 novembre 2011

Culture Pornographique


C'est bon!

Après une première émission one-shot "La Pornographie en numérique", ma soeur et moi avons décidés de prolonger l'expérience. Que ce soit pour l'émission durant les 36h de direct à la Chartreuse ou pour la première Émission menstruelle, les auditeurs sont là. Sujet médiatiquement peu traité, ou du moins du point de vue des utilisateurs, le sujet du porno attire (peut-être pour cette raison là) de nombreux auditeurs.
Accompagnés de deux intervenants, nous traitons ce sujet sous l'angle d'une thématique précise. L'idée de l'émission est de faire découvrir aux auditeurs les différentes facettes de ce genre, et sa présence dans des objets culturels et sociaux, à travers une analyse des contenus, des publics, et d'écrits scientifiques, dans la recherche d'un équilibre parfait entre sérieux et second degré.

L'Émission menstruelle #1 - 29.11.11
LES ÉTUDIANTS ET LA PORNOGRAPHIE

Permettre une réflexion sur la pornographie !
Un frère, une soeur, du cul. Mais pas que. Des extraits, des analyses, des invités avec à chaque fois un grand thème : Internet, les étudiants, la bande son, la simulation... tout ça avec un point de vue sémio et socio.